Le dispositif d’éthylotest anti-démarrage sera déployé en Dordogne

06 juin 2019

Face à la multiplication des accidents mortels sur les routes du département, la préfecture décide d’appliquer cette mesure.

Après une phase de test dans sept départements en 2018, les préfets ont désormais la possibilité de proposer l’éthylotest anti-démarrage (EAD), en alternative à la suspension du permis de conduire, aux automobilistes présentant une alcoolémie délictuelle relevant du tribunal correctionnel.

En Dordogne, en 2018, 10 personnes ont perdu la vie dans un accident à cause de l’alcool, contre 8 en 2017 et déjà 12 en 2019. Face à ce constat, Frédéric Perissat, préfet de la Dordogne, en lien avec Jean-Francois Mailhes et Odile De Fritsch, procureurs de la République de Périgueux et Bergerac, a décidé de déployer ce dispositif dans le département et l’a fait savoir ce jeudi 6 juin.

Qu’est-ce que l’EAD ?

L’EAD est un instrument de mesure du taux d’alcool dans l’air expiré associé au système de démarrage d’un véhicule. Il empêche la mise en route du moteur si le taux d’alcool enregistré est supérieur à celui autorisé par la législation. Les conducteurs dont le taux d’alcoolémie est compris entre 0,4 et 0,9mg/l d’air expiré (0,8g et 1,8g/l de sang) et qui n’entrent pas dans les critères d’exclusions (détaillés ci-dessous) pourront bénéficier de l’EAD.

Le préfet prendra alors un arrêté permettant au contrevenant de conduire uniquement des véhicules équipés d’un EAD pour une période de six mois.

Par la suite, le tribunal, au moment où le contrevenant lui sera présenté, pourra décider de prolonger cette obligation pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans. Il pourra également choisir de moduler l’amende encourue (jusqu’à 4 500 euros) en tenant compte de l’installation de l’EAD, ce qui permettra de compenser le coût de son installation restant à la charge de la personne en infraction.

Il permet également de limiter le risque de conduite sans permis tout en responsabilisant les usagers et en leur faisant prendre conscience de la nécessité de modifier leur comportement vis- à-vis de l’alcool. 

Des sanctions 

Si une personne bénéficiant du dispositif EAD est contrôlée alors qu’elle conduit un véhicule non équipé du dispositif ou un véhicule équipé utilisé par un tiers pour permettre le démarrage, elle s’expose à des sanctions pénales : 1 500 euros d’amende et des peines pouvant aller de la suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans à la confiscation du véhicule.

*source et photo sud-ouest

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