Deux ans de prison ferme pour l’incendiaire vengeur


14 septembre 2019

L’homme qui a allumé un feu dimanche, à Saint-Léon-sur-l’Isle, dans un immeuble pour régler un différend, a été condamné mercredi.

Alors qu’il a nié en garde à vue, l’homme suspecté d'avoir déclenché un incendie sur un palier d'immeuble à Saint-Léon-sur-l'Isle a changé de braquet à son procès, mercredi 11 septembre. Tony Windersthin, 29 ans, a reconnu avoir mis le feu au paillasson de son parent éloigné. Les flammes, au quatrième étage de la barre HLM de l’avenue Jean-Jaurès, se sont propagées à la porte. Les fumées ont gagné l’appartement voisin où se trouvait un enfant de 2 ans. Le sinistre a pu être maîtrisé avec des seaux d’eau et un extincteur. Tout de même, 17 personnes ont été évacuées et deux familles ont dû être relogées.

« Je regrette mes actes, je suis vraiment désolé. Si j’en suis arrivé là, c’est que j’ai eu vraiment peur », s’est défendu le prévenu. Dimanche 8 septembre, en début de soirée, il est arrivé en 106, percutant des barrières et traversant les jeux d’enfant. Passablement éméché, il voulait faire peur. Il a manqué son effet, puisque son parent ne se trouvait pas dans l’appartement. « Si l’incendie n’avait pas été arrêté, vous avez conscience de ce qui aurait pu se produire ? », l’a interpellé le président Julien Simon-Delcros.

Tout part d’un frein à main

 « J’avais peur qu’ils viennent chez moi avec le fusil »

Pour comprendre ce qu’il lui est passé par la tête, il faut remonter à une altercation plus tôt dans la journée avec des cousines : elles lui avaient reproché de prendre le virage où elles habitent au frein à main, sans se soucier de la présence d’enfants. Lui y voyait un prétexte pour un différend plus ancien ; le ton était monté. Les cousines assurent qu’il a sorti un couteau, ce qu’il dément. Reste qu’il redoutait, après cet accrochage, une réaction de leurs proches : « J’avais peur qu’ils viennent chez moi avec le fusil », jure-t-il, craignant pour sa femme et ses trois enfants. Il a donc cru plus malin d’agir le premier. Mal lui en a pris.

Au vu de la gravité des faits, de son casier recensant de nombreuses condamnations dont deux pour des violences aggravées et du fait qu’il n’a pas respecté son assignation à résidence, il a été condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement. Le ministère public avait requis trois ans. Il a été maintenu en détention.

source : sud-ouest

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